Intervention dans les classes Noël 2017


La pastorale a animée le 12 décembre dans chaque classe un temps de réflexion sur :

Comment prendre soin de soi, des autres et de la nature ?

 

Avec la lecture de l’histoire de Cliko le cafard mis en scène avec l’aide d’un théatre de marionnette.

Et une deuxième histoire « Le garçon et les clous ».

 

Vous pouvez retrouver ces deux histoire ci-dessous :

 

« Cliko le cafard »

imagesCliko était un cafard qui habitait un endroit réputé très sale : plein de poussière, malodorant, et terne. Un endroit où l’on n’avait pas envie d’habiter.
Néanmoins, il s’y sentait à l’aise et parvenait à y trouver un confort hygiénique. Cliko était un insecte soigné, à la carapace brillante et propre, aux pattes fines et délicatement parfumées.
Un jour, par curiosité, il décida d’aller visiter un peu les alentours. Il alla dans la proche nature, et fut conquis par les jolies couleurs apparentes et les fraîches odeurs du bois.
-« Plutôt sympa le coin ! » se dit-il.
Mais bien vite, il déchanta. En effet, il se heurta aux invectives des résidents locaux qui l’accueillirent vertement :
-« Quoi ? Un cafard chez nous ? Mais tu n’as rien à faire là ! Retourne dans ta crasse ! » hurla le corbeau.
-« Les cafards, c’est dégoûtant ! Ce sont de sales bestioles, c’est bien connu ! » renchérit un écureuil.
-« Pas de ça chez nous ! » déclama un hérisson.
-« Mais, mais, mais… » balbutia Cliko.
Mais il se retrouva face à un rempart de mines agressives et jugea plus prudent de faire demi-tour. C’était joli la forêt, mais ses habitants n’étaient pas franchement hospitaliers.
Cliko décida alors d’aller vers le marais. Là aussi, il trouva la nature fort belle : de grands joncs qui se balançaient doucement au gré du vent, les ondes qui couraient sur l’eau, l’atmosphère rosée qui y régnait.
Toutefois, là encore, Cliko fut désagréablement reçu :
-« Un cafard par ici ? Mais qu’est-ce qu’il l’attire ? Notre marais serait-il devenu insalubre ? » coassa une grenouille.
-« Beurk ! Ne vous approchez pas de lui, des fois qu’il soit porteur de microbes… » glapit une poule d’eau.
-« Moi je vous le dis tout net : quand ce type d’individu débarque, après on est envahi et c’est la fin de tout ! » ajouta une couleuvre.
Cliko pensa protester mais devina, en les regardant, que ses efforts seraient voués à l’échec. Il s’apprêtait à quitter les lieux quand une petite voix le retint :
-« Hé l’ami ! Attends, viens par ici ! Approche-toi donc que je te voie ! »
Cliko se pencha et découvrit alors une petite araignée d’eau qui arrivait en bougeant ses pattes sur l’eau, comme si elle marchait dessus !
-« Bonjour ! Je suis Cathy, et j’habite le marais ! Bienvenue chez nous ! Alors, je te présente Marguerite la grenouille, Germaine la poule d’eau et Line la couleuvre… »
Cliko se retourna vers les trois dames et les salua gentiment :
-« Heu bonjour, je m’appelle Cliko… »
-« Bonjour » finirent par répondre au bout d’un long silence les habitantes du marais.
-« Et d’où viens-tu, où vas-tu, que cherches-tu ? » continua Cathy, curieuse.
Cliko répondit :
-« Je viens du pays des cafards, un endroit beaucoup moins joli que chez vous, c’est vrai, mais ne vous inquiétez pas, je ne resterai pas longtemps. Je suis juste venu découvrir les environs… »
-« Ah, alors tu ne connaissais pas le marais ? Viens, je vais te faire visiter ! »
Et Cliko le cafard découvrit alors les lieux avec Cathy qui lui servait de guide. La grenouille, la poule d’eau et la couleuvre suivaient les évènements de loin.
Bientôt, Cliko tissa des liens d’amitié avec tous les habitants du marais qui oublièrent son air de cafard et le trouvèrent au final bien sympathique.
A la fin du voyage, Cliko, très ému, remercia ses nouveaux amis :
-« Merci beaucoup pour votre accueil. J’ai été très heureux de faire votre connaissance et de découvrir votre magnifique pays… »
Marguerite la grenouille le serra dans ses bras, Germaine la poule d’eau versa une petite larme, et Line la couleuvre lui proposa de le raccompagner sur son dos. Cliko salua tout le monde, embrassa Cathy, et monta sur la couleuvre.
-« En voyage ! » cria-t-elle joyeusement.
En chemin, Cliko lui fit part de son contentement :
-« C’était super de vous rencontrer, j’en suis vraiment très heureux. Si seulement ça avait pu aussi bien marcher quand je suis allé dans la forêt ! »
-« Quoi ? » dit Line, « tu as été mal reçu dans la forêt ? Nous allons faire un petit détour, je t’y emmène… ! »
-« Oh non non Line, je ne veux pas y retourner ! Ils ne veulent pas de moi ! »
Mais Line continua, décidée :
-« Tu sais, je suis amenée souvent à aller chasser dans la forêt. Je connais tous les habitants là-bas ! »
Ils arrivèrent dans le bois et retrouvèrent le corbeau, l’écureuil et le hérisson :
-« Salut les gars ! » dit Line, « je vous présente Cliko, c’est un sacré petit insecte. Il ne connaît pas la forêt, pourriez-vous lui organiser une visite ? »
Les trois lascars se regardèrent, pas vraiment enthousiastes. Devant l’air insistant de la couleuvre, ils finirent par céder.
-« Bon, d’accord, on va l’accompagner ton cafard ! » dirent-ils en grognant.
Ils lui montrèrent les bois, les fougères, et les champignons… Au fil de la balade, et devant l’émerveillement de Cliko, ils se décoincèrent et finirent, eux aussi, par oublier sa condition de cafard.
Quand ils ramenèrent Cliko à la couleuvre, tous les quatre étaient devenus amis. Cliko les quitta à regret.
Ceux-ci lui firent promettre qu’il reviendrait bientôt les voir. Cliko promit et les remercia chaleureusement de leur promenade-découverte.
Il remonta sur le dos de Line qui le raccompagna chez lui. Quelle aventure !
Line fut invitée à visiter le pays des cafards et découvrit un endroit au final pas si sinistre que cela. Les habitants s’y avéraient très accueillants et très attachants, tant et si bien qu’on en oubliait la poussière et la couleur sombre.
Et ce fut ainsi que des peuples qui semblaient si différents purent se découvrir et s’apprécier mutuellement.

FIN

 

« Le garçon et les clous »

clavos_2C’est l’histoire d’un petit garçon qui avait mauvais caractère.

Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu’à chaque fois qu’il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture. Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture.

Les semaines qui suivirent, à mesure qu’il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture… Il découvrit qu’il était plus facile de contrôler son humeur que d’aller planter des clous derrière la clôture…

Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur.

Les jours passèrent et le jeune homme pût finalement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture. Son père le prit par la main et l’amena à la clôture.

Il lui dit : « Tu as travaillé fort, mon fils, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. À chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci.

Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours.

Une offense verbale est aussi néfaste qu’une offense physique.

Les amis sont des joyaux précieux. Ils nous font rire et nous encouragent à réussir. Ils nous prêtent une oreille attentive, nous louangent et sont toujours prêts à nous ouvrir leur coeur ».